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lundi 24 février 2014

Qui a dit qu'avoir la tête dans les nuages était une mauvaise chose?

Lors des deux derniers cours, on a parlé, et on en parlera encore au prochain, de « l’Ère des données » : big data, infobésité, infonuagique (cloud computing), sécurité de l’information, etc. Je me suis sentie très interpellée cette semaine, je vous explique pourquoi.

Contexte
Je prends toutes mes notes de cours sur mon ordinateur portable. Je tape plus vite que j’écris à la main, alors, pour moi, la question ne se pose même pas, je traîne mon portable en classe pour prendre mes notes.

Tournure dramatique des évènements, quelques minutes avant le début du cours de mercredi dernier, au moment d’allumer ledit portable, rien ne se passe… Aucune lumière, aucun son, panique totale! Toutes mes notes sont sur cet ordinateur et la mi-session est la semaine prochaine! (Soyez rassurés, tout est maintenant réglé, ce n’était que la pile qui s’était complètement vidée, pour une raison obscure, malgré la recharge de la veille.)

« Et c’est quoi le rapport », me direz-vous? On tient souvent la sauvegarde de nos données pour acquise, mais la technologie où elles sont entreposées n’est pas infaillible. Beaucoup d’entreprises, face à la quantité incommensurable de données qu’elles ont à gérer (infobésité), s’en remettent de plus en plus à des entrepôts de données ou à l’infonuagique, mais elles doivent d’abord en considérer les avantages et les risques.


Pour les étudiants, les risques sont faibles et les avantages considérables. Imaginez la perte d’une recherche exhaustive pour un travail de session la veille de la remise ou des notes prises pour plusieurs cours la semaine avant un examen. Mon exemple personnel n’était rien lorsque comparé au potentiel de ce que peut perdre un étudiant dont l’ordinateur est perdu, volé ou brisé.



Voici donc quelques options de sauvegarde de sûreté.


Le disque dur externe ou la clef USB : bon, on peut les brancher sur n’importe quel ordinateur et y accéder, mais le risque de perte, vol ou bris reste le même.



Le courriel : ç’a l’air niaiseux, mais s’envoyer un document par courriel c’est aussi de la sauvegarde en ligne. Ce n’est toutefois peut-être pas la solution la plus pratique, mais ça peut toujours servir.


iCloud d’Apple :  permet d’accéder à ses « chansons, photos, documents et autres contenus » sur n’importe quel appareil, même un PC, mais iCloud doit d’abord être lancé sur un appareil Apple. Tout ce qui est appareil et application Apple se sauvegarde automatiquement lorsqu’on y est inscrit, selon les paramètres que l’on programme. iCloud offre 5 Go d’espace de stockage gratuitement.


OneDrive de Microsoft (était SkyDrive, mais semble avoir changé de nom, puisque tout est redirigé vers OneDrive) : principe très semblable à celui d’iCloud, OneDrive est automatiquement intégré à la plus récente version de Windows, mais peut être téléchargé pour une version plus ancienne ou pour Mac. OneDrive offre 7 Go d’espace de stockage gratuitement à l’inscription.


Dropbox : permet de sauvegarder encore une fois des documents, des photos et autres, et d’y accéder à partir de n’importe quel appareil ou d’Internet. Dropbox offre seulement 2 Go d’espace de stockage gratuitement à l’inscription, mais l’ajout d’appareils dans son compte et le parrainage d’amis permet d’augmenter cet espace sans frais.


Google Drive : principe semblable à Dropbox en permettant de sauvegarder des données et d’y accéder directement à partir de ses appareils ou d’Internet. C’est personnellement mon préféré, parce qu’il permet également de créer des documents directement dans Drive, de les partager et même de travailler à plusieurs en même temps dans le même document, tout simplement génial pour les travaux d’équipe. Toutefois, même si les documents peuvent ensuite être exportés en Word ou autre, la mise en page n’est pas géniale, mais c’est un inconvénient mineur. Google offre 15 Go d’espace de stockage, répartis entre Gmail, Drive et Google+.

Toutes ces options permettent également de partager le contenu qu’on y sauvegarde. Pour voir plus d’options gratuites, consultez cet article : Stockage en ligne gratuit : quel service choisir?

Conclusion
Je ne sais pas pourquoi je ne prenais pas mes notes directement dans un document Google Drive, mais j’aurais facilement pu m’éviter les quelques heures de panique… Soyez assurés qu’on ne m’y reprendra pas à deux fois!

Et vous, quel est votre outil de sauvegarde de sûreté préféré?

mardi 15 mai 2012

L'appel des planches

Le printemps est de retour et avec lui l'aboutissement de plusieurs mois de travail sur une nouvelle production! Eh oui, dans deux semaines (déjà!) viendra à nouveau ce temps que j'adore : le temps de monter sur scène!

C'est le 25, 26 et 27 mai prochain que retentira dans le Théâtre Beaubois à Pierrefonds la fameuse musique du Fantôme de l'opéra d'Andrew Lloyd Webber, un classique qui célébré ses 25 ans l'année dernière. Mais ce n'est pas tout! Ce qui me plaît le plus de ce projet est que nous avons l'occasion de présenter son épilogue du même compositeur, Love Never Dies. En effet, présenté par Les Productions Coracole, le concert offre des extraits des deux pièces, la première en version française et la seconde en version originale anglaise, pour assister en une soirée à l'histoire complète de leurs personnages : le Fantôme, Christine, Raoul, Mme Giry et sa fille Meg.

Raoul (Tristan Roy),
Christine (Coralie Heiler)
et le Fantôme (Tommy Chouinard)
Nous avons donc, les comédiens-chanteurs, eu à travailler ces personnages à deux époques de leur vie, des moments cruciaux séparés par 10 ans d'évolution personnelle. C'est un très beau défi!

Autre beau défi pour moi, j'ai eu l'occasion de travailler sur certaines scènes avec les comédiens pour aller un peu plus loin dans l'interprétation. C'est une très belle expérience que de devenir l'oeil extérieur d'une scène et de travailler de pair avec les comédiens pour l'approfondir. Je tiens d'ailleurs à remercier mes collègues pour leur générosité et leur collaboration!

Toutefois, le reste du temps lors des répétitions et pour les représentations, j'ai fais et je ferai ce qui me passionne le plus, c'est-à-dire jouer, en tant qu'interprète de Mme Giry.

Et si plusieurs connaissent l'histoire et la musique du Fantôme de l'opéra par coeur, il n'en est pas de même pour Love Never Dies. Je ne mets pas les liens pour ne pas voler de "punch" à personne, mais cette pièce créée en 2010 présente des thèmes musicaux magnifiques et une intéressante tournure à l'histoire.

Je sens déjà l'appel des planches et j'ai peine à croire que nous sommes à deux semaines de fouler la scène. Je relis le deuxième billet que j'avais écrit pour ce blogue, « Avant le levé du rideau », dans les 24 heures précédant le dernier spectacle auquel j'ai participé, et je constate que nous sommes dans les derniers miles de la révision. Je suivrai mes propres conseils dans quelques jours.

Le temps à passé si vite depuis le début du travail en janvier et les prochains jours passeront à la vitesse de la lumière. Toutefois, lorsque les lumières s'éteindront et que le silence se fera dans la salle, lorsqu'on entendra l'avertissement de mettre tout appareil électronique en mode silencieux et de ne pas prendre de photos, lorsque résonneront les premières notes de l'introduction musicale du Fantôme de l'opéra, pour nous le temps s’arrêtera et nous profiterons des deux heures suivantes pour créer un moment unique et magique.

Je vous invite tous à y assister en grand nombre. Tous les renseignements sont disponibles sur le site des Productions Coracole. Il est possible de se procurer des billets par la billetterie en ligne du site. Vous pouvez également communiquer avec moi sur Twitter. Pour ceux qui y assisteront, ce sera un plaisir de vous y voir. Finalement, pour vous mettre la puce à l'oreille, je vous invite à écouter ou réécouter la fameuse introduction musicale du Fantôme de l'opéra!

vendredi 13 avril 2012

Une journée au Nicaragua (Costa Rica de mon coeur! "part 2")

Bon, la tempête de la session d'hiver commence à se calmer et je peux prendre un peu de temps pour mon blogue sans me sentir coupable de ne pas faire mes travaux et lectures ou m'endormir sur mon clavier!

Rien de plus agréable alors que de replonger dans des souvenirs d'un ailleurs adoré, mon voyage au Costa Rica, que j'ai abordé partiellement dans un billet précédent « Costa Rica de mon coeur! ».

Puisque nous étions à Guanacaste, au nord-ouest du pays, nous n'étions qu'à un peu plus d'une heure de la frontière avec le Nicaragua. Nous avons donc pu organiser une journée dans ce pays voisin. (Il est à noter que même les gens de l'hôtel nous ont conseillé de prendre le tour organisé de l'agence de voyage avec laquelle nous avions voyagé, Vacances Air Canada dans notre cas, puisqu'il faut traverser la frontière, passer aux douanes et tout le tralala. C'est donc ce que nous avons fait.)

La journée commence tôt, avec un petit arrêt pour déjeuner, puisqu'il faut dire que, même si ce n'est pas si loin, c'est tout un périple de s'y rendre. Pourquoi? Parce que près de la frontière, sur la route panaméricaine, plus de 150 camions à l'arrêt font la file pour traverser. Ils peuvent parfois attendre là pendant trois jours avant de réussir à traverser! Ça passe au compte goutte et la route n'a qu'une voie dans chaque sens. Heureusement, on n'a pas à attendre autant, mais il faut passer dans le sens inverse et sortir de la route quand une voiture arrive dans l'autre sens. C'est quand même bien impressionnant!

Une fois au Nicaragua, nous avons eu la chance d'avoir un guide fort intéressant qui nous a parlé de l'histoire du pays sur notre chemin vers Granada et le lac Nicaragua pour une petite promenade en bateau parmi ses quelques 130 îles, dont plusieurs sont habitées et exposent des maisons assez imposantes. Vous désirez vous acheter une île pour y faire construire une villa? La moins cher se vend 500 000 $, mais l'état vous y amène l'électricité gratuitement comme cadeau de bienvenue!

Petite visite à la très colorée ville de Granada avant l'attraction principale de la journée : le volcan Masaya! Culminant à seulement 635 mètres de hauteur, comparativement aux 1670 mètres du volcan Arenal que nous avions vu de loin au Costa Rica (voir les photos du billet précédent), le volcan Masaya n'est pas un volcan conique, ce qui ne lui confère pas la même prestance. Toutefois, sa forme et sa hauteur raisonnable nous permettent de nous approcher de son cratère, ce qui est moins accessible avec un volcan "classique".

Il y a quelque chose de défiant dans le fait de s'approcher du gouffre d'un volcan en activité, mais on n'est pas encore sortis du bus qu'on se sent très petits et impuissants. On nous explique les règles : un volcan en activité, c'est imprévisible, ça peut cracher à tout moment. En cas d'éjection de roches, il faut se cacher sous le bus (je suis persuadée 1- qu'on ne rentre pas tous et 2- que si le volcan se fâche, le bus n'y pourra pas beaucoup pour moi, mais bon). Il ne faut pas rester plus de 15 minutes, parce que les émanations de souffre peuvent avoir des effets néfastes et permanents sur notre santé. Et il faut signer des décharges... gloups!

Mais il en vaut bien la peine ce volcan! On ne voit pas de magma bouillonner au fond, on ne voit juste pas au fond de l'immense cratère. De la fumée s'en échappe, un observatoire nous attend et je vais laisser les photos raconter le reste, puisqu'une image vaut 1000 mots.
D'autres règles de sécurité pour l'observatoire...

Le cratère, du haut de l'observatoire. Vous voyez le muret à gauche de la photo?

Le même muret, du même endroit, pour mettre les choses en perspective avec les toutes petites voitures en bas.

Le plus profond que j'ai réussi à poser dans le cratère.

L'autre côté (à droite de l'observatoire lorsque l'on fait face au cratère), plateau entre le cratère et une des cheminées du volcan.
L'un des versants du volcan. À droite, la petite route par laquelle nous sommes arrivés et les ruines d'une petite chapelle.
L'observatoire depuis le muret. Petite anecdote : après les quelques 600 marches de la chute La Fortuna, je me suis dit que je ne ferais qu'une seule bouchée des 177 marches de cet observatoire... Ne pas tenir compte de l'effet des émanations de souffre est une grosse erreur. J'étais à peine rendue au premier palier que j'étais toute étourdie. Les avertissements qu'ils nous donnent avant qu'on s'y aventure sont tout à fait justifiés!






C'est un paysage magnifique de roche volcanique et de verdure sur plusieurs kilomètres. On y apprend que les locaux de l'époque vénéraient la puissance du volcan en y sacrifiant de jeunes filles vierges. Puis, lorsque les espagnols sont arrivés, ils y ont bâti une chapelle et planté une croix pour en exorciser le diable. Aujourd'hui, la « Cruz de Bobadilla » offre un excellent point de vue pour les visiteurs.

Retour dans le bus avant que notre santé ne soit affectée, un dernier arrêt est prévu dans un marché pour y manger et faire quelques emplettes. Je le mentionne, parce que le boeuf que nous avons mangé, malgré le fait que ce soit un steak très mince, était d'une tendreté époustouflante! Il fondait sous la dent et j'ai eu le même témoignage de d'autres visiteurs du Costa Rica et du Nicaragua qui ont goûté à la cuisine locale. Il ne faut pas passer à côté!

Une journée fantastique et bien remplie que je recommande fortement à ceux qui visitent cette région. En espérant que vous ayez apprécié la petite visite virtuelle!
Pour terminer, nous avons croisé les mêmes camions au retour, peut-être le tiers de ceux du matin avaient réussi à traverser.

samedi 17 décembre 2011

Vive les occasions de se retrouver!

Hier, j'ai retrouvé des amis de la cohorte finissante du profil théâtre du collège Marie-Victorin de 2004, dont j'ai fait partie. Nous nous sommes assemblés pour assister au Marathon Théâtre des étudiants qui en sont actuellement à leur troisième session de ce programme collégial que j'ai adoré!

Le Marathon Théâtre, c'est trois jours de scènes intenses, dramatiques, absurdes ou un peu des trois à la fois. C'est un de mes plus beaux souvenirs d'école.

C'est la deuxième année que nous nous réunissons, quelques anciens du programme, pour assister à la performance de la relève et je dois dire que c'est une tradition à perpétuer! Non seulement ça nous permet-il de voir le travail des étudiants, et laissez-moi vous dire qu'il y a toujours quelques scènes et performances impressionnantes, touchantes ou surprenantes, mais quelle joie de replonger dans cet univers qui m'a bercé pendant deux courtes années!

Quel bonheur de se retrouver dans ces lieux qui faisaient autrefois partie de notre vie et qui ont maintenant tant changé, avec des amis chers que je ne vois malheureusement plus aussi souvent que je ne le souhaiterais. Quel plaisir de discuter avec les professeurs qui nous ont vu grandir et de les voir pousser leurs nouveaux élèves à s'épanouir!

C'est une belle bouffée de nostalgie, mais une nostalgie qui fait du bien. Ce n'est pas du regret, ni de la tristesse, mais une chaleur qui m'envahie alors que déferle sur moi une vague de souvenirs.

Amis, mentors, je vous aime et je vous dis certainement à l'année prochaine, si ce n'est pas avant.
On est-y pas beaux?

vendredi 9 décembre 2011

Costa Rica de mon coeur!

En août dernier, mon copain et moi avons visité le Costa Rica, plus précisément la province de Guanacaste située au nord-ouest du pays, donc du côté de l'Océan Pacifique. Nous avons séjourné une semaine sur la côte du Golfe de Papagayo.

Pourquoi visiter un pays d'Amérique Centrale en été? La raison est bien simple. Comme plusieurs pays de cette région, le Costa Rica n'est marqué que par deux saisons, la saison sèche de décembre à avril et la saison des pluies de mai à novembre. Je sais que cette explication n'est pas très convaincante, surtout qu'il est souvent suggéré d'y aller pendant la saison sèche pour pouvoir profiter du beau temps.

C'est vrai, les risques de pluie sont très faibles pendant la saison sèche, mais c'est exactement là où est le problème. Pendant cette saison, le Costa Rica est beau, mais le manque de pluie rend le paysage brun, puisque la végétation est asséchée, à l'extérieur des forêts tropicales (Rainforests et Cloud Forests) bien entendu.

Or, pendant la saison des pluies, le Costa Rica est luxuriant partout. Tout est vert et magnifique et ça vaut la peine de prendre une chance pour le voir dans toute sa splendeur. Justement, nous avons été très chanceux, puisque nous avons eu droit à beaucoup de beau temps.

Il fait très chaud et humide pendant la saison des pluies. Une journée en particulier, je n'aurais jamais pensé que je pouvais suer autant en étant assise à l'ombre à ne rien faire! Pendant la saison sèche, il fait encore plus chaud, mais au moins l'air est sec. Le choix de la saison est donc un point très sensible auquel penser avant de planifier un voyage vers le Costa Rica.

Pour ma part, je ne regrette aucunement notre choix. La beauté des paysages m'a tout simplement comblée et un peu de pluie et de sueur n'ont en aucun cas gâché notre voyage. Nous avons passé la majorité de notre temps à l'extérieur de l'hôtel et fait plusieurs activités : plongée en apnée, tyrolienne (zip-line), marche en forêt, visite de réserves florales et fauniques et beaucoup de déplacement en voiture de laquelle on pouvait au moins observer les paysages époustouflants.

Je n'irai pas plus dans le détail pour ce billet, peut-être cela viendra-t-il plus tard... Je voulais simplement partager un peu de ce pays qui a conquis mon coeur! Laissez-moi vous dire qu'une semaine c'est bien peu et qu'il y a encore bien des merveilles à y découvrir. J'espère avoir un peu piqué votre curiosité et vous avoir donné le goût de visiter cet endroit majestueux.
Si ce n'était pas assez, je vous laisse sur une sélection (j'ai dû me restreindre de façon assez impressionnante) de mes plus belles photos de voyage!

Golfe de Papagayo, jour de notre arrivée, vue splendide que nous avions à quelques pas de notre chambre.
Complexe hôtelier Occidental Grand Papagayo Resort & Spa (en partie). Les points noirs dans le coin supérieur droit sont effectivement des libellules. Le soir, elles servaient de festin aux chauves-souris!
La chute La Fortuna sort de nulle part au milieu de la végétation et plonge dans une petite piscine émeraude, 65 mètre plus bas. Il est possible de se rendre à cette piscine en descendant quelques 600 marches, mais attention, il faut les remonter pour quitter l'endroit!
Monkey's Head, nommée ainsi puisque l'érosion a donné à la roche volcanique l'aspect d'une tête de gorille.
Endroit très populaire dans le Golfe de Papagayo, près de l'Océan Pacifique, pour la plongée sous-marine,
peut-être y retournerons-nous lorsque nous aurons notre licence...

Coucher de soleil dans les nuages, les couleurs du ciel miroitant dans un restant de pluie.

Le volcan Arenal, à 5 437 pieds de hauteur, sort rarement sa tête des nuages.
Quand je vous disais que nous avions été chanceux pour la température...
Monteverde Cloud Forest dans le Parc National Arenal, à plus de 1 400 mètres au dessus du niveau de la mer.
La végétation y est opulente et absolument superbe et nous avons pu l'observer de près par une randonnée comportant cinq ponts suspendus.
Dans la Cloud Forest, la végétation est si dense que, pour pouvoir se gorger de lumière, des arbres poussent par-dessus d'autres arbres qui eux-mêmes poussent sur d'autres arbres. Les lianes que l'on voit descendre vers le sol sont les racines des arbres les plus élevés qui tentent de rejoindre le sol pour y puiser ce dont ils ont besoin.
L'influence des nombreux volcans du Costa Rica sur les plages : le sable noir volcanique.
Un autre coucher de soleil à couper le souffle. Reconnaissez-vous le paysage de la première photo?

vendredi 2 décembre 2011

La « gameuse » en moi

Ouf, ouf et re-ouf! Peut-être apprendrai-je un jour à moins « overbooker » ma vie, mais pour l'instant, il semble que je n'aie pas appris la leçon! Ce qui fait qu'actuellement, je ne prends malheureusement pas autant de temps pour m'occuper de mes proches et de moi-même que je ne le souhaiterais. Je suis désolée, sachez que je vous aime quand même.

Je dois tout de même confesser qu'il y a quelques semaines, quelque part entre le rush de la mi-session et celui de la semaine dernière pour le travail de session de mon autre cours, j'ai pris une soirée avec mon ami Tommy et nous avons joué à Tomb Raider jusqu'à 4 h du matin!

Je plaide coupable à tous les chefs d'accusation : j'ai pris du temps pour moi ET je suis une gameuse (pour ceux qui ne le savaient pas déjà)... Jugez-moi comme vous le voudrez, j'accepterai votre sentence sans broncher. De toute façon, je le clame haut et fort, j'aime jouer à des jeux vidéos! Bon, je me sens mal d'avoir pris du temps pour moi, mais ça c'est une toute autre histoire.

J'ai commencé à jouer alors que j'étais quand même assez jeune. Ce n'est peut-être pas exactement le début de l'histoire et les faits peuvent avoir été déformés par ma piètre mémoire, mais c'est ce dont je me rappelle. Ma marraine m'a offert la première console Nintendo pour un de mes anniversaires ou un fête de Noël, je ne suis plus certaine. Vous auriez dû voir le regard que m'avait servi mon frère à l'époque... Il faut comprendre que mon frère Etienne est mon aîné de 3 ans ½ et qu'il devait croire que cet honneur lui revenait, conviction tout à fait légitime pour un garçon d'environ 8 ou 9 ans. J'ai commencé à m'y intéresser peu à peu, avec des jeux classiques comme Super Mario Bros et d'autres moins connus, mais sans plus.

Avec les années, les consoles ont changé et mon intérêt s'est développé. Nous avons eu les consoles portables Game Boy et Game Gear, la Super Nintendo a également fait son entrée à un moment X dans ma vie. C'est avec cette dernière console que j'allais découvrir la série Final Fantasy, qui reste encore à ce jour une de mes favorites.

La technologie a évolué et, un Noël, mon père nous a offert une Playstation. J'ai alors 11 ou 12 ans. Mon frère et moi étions excessivement fébriles, rien qu'à la vue de la boîte sous le sapin. (Eh oui, désolée papa, on savait ce que c'était...) Sur un des disques de démos que mon père s'était procurés, m'attendait Tomb Raider II, mettant en vedette Lara Croft.

Mon père, qui avait lu sur le jeu et s'était probablement procuré le disque en question en partie parce qu'il contenait cette démo, m'a dit de l'essayer, que je devrais l'aimer. Il avait vu juste et les créateurs du jeu aussi. La petite fille rêvant d'aventure, d'indépendance et de magie qui se trouvait en moi à l'époque, et qui a su garder sa place jusqu'à ce jour d'ailleurs, venait de se trouver un avatar.

J'ai vécu avec Lara toutes ses aventures, à de multiples reprises. Je l'ai tuée aussi,
un nombre incalculable de fois, la majorité du temps sans le faire volontairement, mais parfois par pure frustration (ou plaisir avec le code pour la faire exploser dans le 2e jeu de la série, c'était très drôle). Je l'ai vu évoluer, changer pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui.


Jouer à des jeux vidéos est donc devenu avec le temps un réel plaisir et un temps que je prends pour moi. Je joue à plusieurs jeux, mais mes séries préférées restent Final Fantasy et Tomb Raider. Toutefois, le dernier jeu à être sorti, Lara Croft and the Guardian of Light, est différent du reste de la série. Principalement, la caméra est fixe et au dessus de la scène, alors que dans les autres jeux, elle est derrière le personnage et peut être contrôlée pour mieux observer son environnement. En plus, les actions et mouvements possibles sont moins nombreux. On se sent donc restreint, mais cette restriction est en quelque sorte normale, puisqu'elle est présente pour accommoder une nouveauté : le mode multi-joueurs.

Comme mon copain ne voulait pas jouer avec moi (il n'est pas fan, c'est son droit) et que je me sentais contrainte en jouant au mode en solitaire, j'ai décroché et laissé ce jeu de côté. Or, en discutant avec mon ami Tommy à un moment donné, on s'est rendu compte que l'on a tous deux cet intérêt en commun. On s'est donc organisé une « Soirée Tomb Raider » et nous avons joué jusqu'à 4 h du matin!

En fait, j'ai redécouvert le nouveau jeu (Lara Croft and the Guardian of Light), puisque le mode multi-joueurs est vraiment plaisant. Plutôt que de jouer l'un contre l'autre, il faut collaborer non seulement pour anéantir les ennemis, mais également pour atteindre des endroits difficilement accessibles, déjouer des pièges et résoudre des casse-tête. J'ai donc renoué avec ce jeu, même avec le mode en solitaire. Si vous connaissez et que vous hésitiez, donnez-lui une chance, ça vaut la peine.

En même temps, j'ai découvert la bande annonce du prochain Tomb Raider qui sortira en 2012 : Turning Point. C'est fou ce que les créateurs peuvent faire aujourd'hui! Naturellement, ce n'est pas l'animation en jeu, mais on est quand même loin des premiers vidéos d'animation. Je vous laisse le découvrir à votre tour.
Pour ma part, j'ai bien hâte d'y jouer!

dimanche 13 novembre 2011

En souvenir de nous, 2e partie

En lien avec les billets « En souvenir de nous » et « Le rideau est retombé », je vous présente le montage vidéo officiel des Productions Coracole pour le dernier spectacle auquel j'ai participé, Célébration : Broadway!


Vous y trouverez plusieurs extraits des différents numéros du spectacle. L'ordre n'est pas tout à fait chronologique, alors pour les plus observateurs, c'est normal que l'ordre des numéros ne corresponde pas à mes descriptions dans les billets précédents. Enjoy!



Naturellement, c'est mille fois mieux en vrai! Toutefois, ça donne un bon aperçu de ce spectacle, qui se voulait plus près du style cabaret que du théâtre musical, par la présentation d'extraits de diverses pièces, ainsi que la simplicité des décors, des costumes et de la plupart des mises en scène. En espérant que ça vous ait donné le goût de venir assister au prochain spectacle!

Vous avez par le fait même été témoins de mon Movember personnel (bon, ça avait lieu le 1er octobre, donc c'était un peu à l'avance, mais quand même). Et oui, l'assistante du chef, avec la moustache, au début du vidéo, c'était moi! C'est une magnifique moustache qui s'accroche au cartilage entre les deux narines à l'aide d'un petit anneau de plastique fendu en son centre. Je suis persuadée qu'une vrai moustache est beaucoup plus confortable. Sans compter que... c'est qu'il fait chaud sous cette moustache!

Je voudrais remercier tous ceux qui ont démontré de l'intérêt pour notre spectacle, même s'ils l'ont manqué. Je tiens à vous assurer que je vous tiendrai informés de tous les détails entourant le prochain spectacle qui aura lieu au printemps 2012. Entre temps, vous pouvez consulter le site productionscoracole.com.
Vous voulez participer au spectacle? Je vous invite alors à consulter la section « Auditions » du site, ces dernières auront lieu le 27 novembre 2011. Au plaisir de vous y voir!

dimanche 6 novembre 2011

Le début d'une histoire d'amour

La mi-session aura eu raison de mon temps et de mon énergie, qui ont été concentrés principalement sur les travaux et l'étude. Bon, je ne suis que deux cours par session, mais en travaillant à temps plein, je dois dire que je trouve que c'est assez. Je n'en prendrais pas plus.

Toutefois, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que mon blogue me manque autant! Cette affirmation me fait rire puisque, tel que je le mentionnais dans mon tout premier billet « Une petite introduction », je n'étais pas vraiment attirée vers l'écriture d'un blogue, avant de le faire.

En effet, je craignais ne pas prendre le temps nécessaire pour écrire les billets qui étaient requis de moi. Or, je me surprends à chercher du temps pour écrire ou plutôt à planifier du temps pour écrire et à prendre mon temps, pour profiter de cette période d'écriture. Alors que pendant la mi-session, je devais me retenir pour ne pas chercher de nouveaux sujets, pour ne pas passer des heures à lire les blogues des autres. Et, de la pensée que je n'avais rien d'intéressant à dire, il ne me reste que l'envie de partager mes passions.

En fait, j'ai renoué avec une passion que j'avais mise de côté depuis quelques années déjà : l'écriture. J'ai découvert ma fascination pour l'écriture lors d'un atelier auquel j'ai participé environ aux étés de 2006 et 2007. Dans cet atelier, on nous incitait à écrire en nous présentant divers sujets, images, articles, sons ou thèmes desquels nous inspirer. Par la suite, nous partagions nos textes et nous inspirions de plus belle. J'en partagerai peut-être quelques uns aux cours de mes errances...

Le blogue est devenu l'outil parfait pour moi, pour reprendre cette passion, puisque je ne suis pas une romancière, ni une marathonienne de l'écriture. J'adore écrire, simplement, un peu à la fois; des petites histoires, des petites expériences. Il y a une liberté dans les mots que j'écris que je ne retrouve pas nécessairement à l'oral, lorsque je partage une histoire en direct avec quelqu'un. La liberté de prendre mon temps, de peser mes mots, de mettre de l'ordre dans mes pensées, de choisir une tournure de phrase et de changer d'avis si elle ne représente pas exactement ce que je veux exprimer. Ceux qui me connaissent l'ont probablement remarqué. Mon blogue me donne donc une plateforme idéale pour de petits textes, selon mon inspiration.
Quelle belle mise en abîme que de partager ses passions par le moyen d'une de ces passions.

Bref, bloguer est devenu quelque chose de très personnel, que je fais donc pour moi plus que pour mon cours. C'est fou comment les évènements peuvent parfois nous confronter à nous-mêmes. Pour l'instant, je ne peux que dire « Merci monsieur Leroux, pour ce merveilleux devoir du cours REP2400 qu'est celui d'écrire un billet chaque semaine. Vous avez rallumé en moi la flamme de l'écriture. »

C'est le début d'une belle histoire d'amour, entre mon blogue et moi, qui s'épanouira au fil de mes errances. Peut-être en serez-vous témoin.

vendredi 21 octobre 2011

En souvenir de nous

À la demande générale et à la suite du commentaire de monsieur Patrice Leroux, maintenant que j'ai les photos du spectacle Célébration : Broadway!, dont j'ai fait part de mon expérience dans mon billet « Le rideau est retombé », je vais pouvoir en partager quelques unes! Merci à Nicole Heiler pour les photos.


Allons-y sans plus tarder avec la première photo de tout le spectacle, il s'agit de Robert qui débute la chanson Who will buy? de la pièce de théâtre musical Oliver!
J'aime bien cette photo, quoiqu'on ne voit pas beaucoup Robert. Toutefois, on le croirait en plein clair de lune, ce qui traduit bien toute la douceur du début de cette chanson.


Je vous présente ensuite mes trois hommes, dans Belle de Notre-Dame de Paris. On y retrouve Tommy interprétant Frollo à gauche, Alexandre jouant Quasimodo au centre et Samuel dans le rôle de Phoebus à droite. À l'avant scène au centre, c'est moi en Esméralda. 
Petite anecdote, je suis, à cet instant dans la photo, couchée sur l'émetteur de mon micro casque qui est accroché à l'intérieur de mon soutien-gorge dans mon dos. En répétition, je n'avais pas pensé à ce détail et, une fois à la générale avec les micros, il était un peu trop tard pour changer. Ce n'est donc pas la position la plus confortable au monde, alors qu'à l'habitude, je suis très bien couchée sur le dos, mais je ne restais vraiment pas longtemps ainsi, je pouvais bien souffrir un peu. 


Et maintenant, la magnifique pièce Danse mon Esméralda, toujours de Notre-Dame de Paris
Alors qu'Esméralda est morte dans les bras de Quasimodo qui lui chante son amour (Alexandre et moi, photo de gauche), Tommy et Maude, représentation de Quasimodo et Esméralda amoureux, dansent un pas de deux très touchant, chorégraphié par Coralie Heiler (position finale de Tommy et Maude, photo de droite). Le tout donne une scène superbe, chargée d'émotions, dont ces photos deviennent le témoignage d'un instant.


De gauche à droite : Tommy, Sarah, moi, Coralie,
Maude et Mélanie


Dans mon billet « Retour en enfance », je parlais d'une de mes chansons préférées de la pièce de théâtre musical The Lion King, Endless night. Nous avons interprété la version française de cette chanson, Nuit sans fin, dans Célébration : Broadway!.
J'adore cette chanson, fort message d'espoir, merveilleusement interprétée par Tommy. J'aime également l'image qu'il en résulte, avec les motifs des costumes africains, qui rendent tout à fait justice à l'éclat du message de cette chanson.

Voici une photo de notre interprétation de la chanson When Lilacs are in Bloom, de la toute récente comédie-musicale Daisy and the Wonder Weeds de Jean Elliott Manning. Il s'agit d'une pièce originale et très colorée, présentant des thèmes et des harmonies très intéressants. Il était amusant et particulier de jouer une fleur de printemps dans un jardin du centre-ville!
De gauche à droite : moi, Coralie, Sarah, Mélanie et Maude
Finalement, je vous laisse avec une photo de Souviens-toi des jours passés, chanson d'une de mes pièces de théâtre musical favorites : Les Misérables. Nous étions tous sur scène pour cette chanson.
De gauche à droite : Alexandre, Mélanie, Simon, Tommy, Maude, moi, Adam, Samuel et Coralie.
Derrière de gauche à droite : Tristan, Sarah (cachée par Simon), David et Jonathan.
Un peu plus à droite, mais absent sur la photo : Robert
Ce sont des souvenirs d'une soirée magnifique et mémorable qui a passé en un éclair!

À mes amis artistes et artisans de ce spectacle, je vous aime et vous me manquez tous les jours! Je suis heureuse d'avoir ces souvenirs de nous.

samedi 15 octobre 2011

L'art du service à la clientèle

Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille dans un service à la clientèle, mais je vous rassure tout de suite, je ne veux pas parler de mon travail. Il s'agit plutôt d'une expérience que j'ai vécue et que je dois partager.

Là où je travaille, on a parlé pendant un certain temps de « Donner le cornichon ». D'autres gens de service à la clientèle connaissent peut-être cette vidéo dans laquelle un monsieur, qui mangeait souvent au même restaurant où le cornichon était inclus au repas, explique l'importance de ce cornichon lorsqu'il est n'est plus compris dans ledit repas. En bref, il s'agit de la philosophie de donner un petit extra, un petit plus qui ne coûte rien ou presque rien, mais qui fait plaisir au client.

Eh bien ce temps est maintenant pour moi révolu! Je vis maintenant très personnellement le « Enlever les olives ». Laissez-moi vous mettre en contexte.

Je me fais normalement un lunch pour tous les jours de la semaine sauf un. Ce qui signifie généralement entre sept et huit lunch lorsque j'ai l'école, la chorale et les répétitions pour un spectacle après le travail. Donc, je me paie une gâterie une fois par semaine.

Pour cette gâterie, je vais souvent dans un petit resto de plats à emporter qui se trouve tout juste à quelques pas d'où je travaille, Beniamino & Co. (455 av Viger O, Montréal). Les gens y sont super gentils, leurs sandwichs et leurs salades sont délicieux et variés. Le prix va de 10,00 $ à 12,00 $ pour un sandwich avec une salade, mais je me fais facilement un dîner et un souper avec ce repas lorsque j'ai une activité après le travail. Selon moi, c'est un très bon rapport qualité/quantité/prix. J'y ai invité ma meilleure amie Marianne, j'en ai parlé à quelques collègues de travail et ils y retournent régulièrement. C'est simplement pour vous dire que c'est une place adorable où la bouffe est très bonne et où on retourne sans hésitation.

Je change régulièrement de sandwich, mais je prends toujours la même salade, soit la salade de pastina, faite avec de petites pâtes qu'on retrouve souvent dans les soupes et qui ressemblent, par la forme, à des oeufs de poisson. C'est ma salade préférée et elle est très populaire chez la clientèle, à un point tel qu'il faut généralement y aller assez tôt pour en avoir puisque c'est souvent la première salade à partir complètement. Fin de la mise en contexte, voici l'histoire que je veux raconter.

Il y a deux semaines, je constate qu'ils ont ajouté des olives dans la salade de pastina. Moi qui n'aime pas les olives, je décide de prendre la salade de fraises, pour cette fois-ci. J'y retourne la semaine suivante et je constate qu'il y a encore des olives dans ma salade favorite. Je demande à la demoiselle que je « connais », parce qu'elle est là à chaque fois que j'y vais ou presque et depuis plus longtemps que les autres, si les olives font maintenant partie de la recette de la salade de pastina. Elle me répond : « Pourquoi, tu n'aimes pas ça? » Sur quoi je lui dis : « Je n'aime pas les olives, mais je vais l'essayer quand même. » On va voir, peut-être passeront-elles inaperçues? L'autre demoiselle qui me sert fait des pieds et des mains pour éviter de mettre des olives dans mon plat. Je la remercie, lui dit que ce n'est pas nécessaire, mais que c'est très gentil, je paie mon repas et je m'en vais. Je peux vous confirmer que la salade n'est tout simplement pas la même avec des olives.

J'y retourne pour ma visite hebdomadaire hier, vendredi. Je me présente au comptoir, je choisis mon sandwich et je passe à la station des salades. Je ne vois pas d'olives dans la salade de pastinas! La gentille demoiselle que je « connais » me voit, me fait un grand sourire et me dit « Je n'ai pas mis d'olives! Je t'attendais depuis une semaine pour te le dire! »

Wow! Merci! Je me sens tellement choyée comme cliente! Ce n'est pas un geste qui leur coûte quoi que ce soit, mais ils n'étaient aucunement obligé de le faire et pour une seule cliente parmi plus d'une centaine par jour en plus.

C'est pourquoi maintenant, pour moi, ce n'est plus « Donner le cornichon », mais « Enlever les olives ».
C'est remarquer les petits détails qui font la différence et poser un petit geste pour qu'une personne se sente spéciale.
C'est ce que j'appelle l'art du service à la clientèle.
Merci demoiselle que je « connais » chez Beniamino & Co.

mercredi 5 octobre 2011

Le rideau est retombé

L'excitation est au rendez-vous, la fébrilité à son comble. Personnellement, en transe, ou presque.

Je suis au milieu de la première plateforme au fond de la scène. On entend les spectateurs bavarder en s'installant dans la salle. Certains membres de ma famille et certains amis sont parmi eux. Je ne les entends pas et je n'ai pas besoin de les entendre, je sais qu'ils sont là.

Une voix leur souhaite la bienvenue et un bon spectacle par les haut-parleurs et leur demande de bien vouloir éteindre leurs appareils électroniques, tout en leur rappelant qu'il est interdit de prendre des photos ou de filmer pendant la représentation. Certains spectateurs ne suivront pas cette règle, c'est prévisible.

Le silence se fait dans la salle, les lumières de service se sont éteintes.
Le rideau s'ouvre. Je sens mon coeur battre dans ma poitrine. Un projecteur en douche illumine Robert pour que les gens puissent le voir lorsqu'il entamera la mélodie de sa voix douce. « Who will buy my sweet red roses? Two blooms for a penny. »
Ça y est, c'est parti, nous amorçons le spectacle avec la magnifique chanson Who will buy? de la pièce de théâtre musical Oliver!.

Les trois premiers numéros passent en un coup de vent, tout s'est bien déroulé. Je dois maintenant sortir de scène et me transformer en Esméralda. Enlève la jupe verte, le chandail et la camisole tous deux noirs et retire les souliers. Enfile la jupe rouge, la camisole et le chandail, blancs cette fois-ci. Ajuste le corsage. On a à peine trois minutes, mais c'est mission accomplie, surtout grâce à Maude qui m'assiste et qui a fait le corsage avec un magnifique velcro qui simplifie tant la chose.

Je suis de retour en coulisse pour la fin du numéro en cours. La musique cesse, les applaudissements fusent et la scène plonge dans l'obscurité. Je dois éviter la plateforme à ma droite, alors je m'enligne un tout petit peu vers la gauche. J'ai oublié le haut-parleur de scène avec lequel j'entre violemment en collision. L'impact soulève un des coins du haut-parleur qui retombe instantanément sur mon gros orteil droit. Il fallait s'y attendre, je ne cesse de trouver de nouvelles façons de me faire mal, mais maintenant? « The show must go on », dit-on.

Je m'installe sur scène et je suis un accessoire pendant que trois hommes merveilleux chantent Belle, de Notre-Dame de Paris derrière moi. Je les entends à tour de rôle; la voix passionnée d'Alexandre mon Quasimodo, la voix riche de Tommy mon Frollo, puis la voix fébrile de Samuel mon Phoebus. Ils chantent, ils quittent, je me retrouve seule pour chanter Vivre, de la même comédie-musicale.

La chanson commence, je pense trop à ce que je fais, ce n'est pas une bonne chose. Je m'observe jouer, je suis trop dans ma tête. Ça m'arrive trop souvent à mon goût, alors je décide de lâcher prise. On n'a qu'une seule représentation, j'aime bien cette chanson et je suis fière du travail et des efforts que j'y ai consacrés. Je décide de leur montrer et je réussi à m'abandonner quelques instants. J'aurais pu faire mieux, je le sais, mais au bout du compte, je suis contente de ce que j'ai présenté.

La chanson se termine, je suis prête « à en mourir d'amour ». Alors, je me retourne, je vois Alexandre, mon Quasimodo, et je meurs dans ses bras pour qu'il puisse chanter Danse mon Esméralda. Il m'enlace, me berce et serre contre lui. Il chante de tout son être l'amour de Quasimodo pour Esméralda. J'entends son coeur battre et je sens sa voix qui vibre dans sa poitrine. Mon épaule écrase mon micro-casque dans mon oreille, c'est douloureux, mais ça m'importe peu, l'émotion prend toute la place. Je me retiens pour ne pas pleurer, comme je l'ai fait à quelques reprises en répétitions, puisque les morts ne pleurent pas. C'est une expérience sublime que celle de vivre l'art de quelqu'un d'autre, d'un ami, de si près. Cette chanson se termine, nous sortons de scène, nous permettons le luxe d'un bref câlin, puis je dois courir en coulisses pour me changer encore une fois.

Le reste du spectacle, tout comme le début, passe en un éclair. La majorité se déroule sans embûche. Et c'est déjà fini.

Je désirais partager cette expérience unique. J'en garde un peu pour moi, peut-être pour plus tard.

Pour ceux qui aiment jouer, faites-le! Vous méritez ces expériences extraordinaires aussi souvent que vous le pouvez.
Pour ceux qui préfèrent y assister, nous avons besoin de vous comme spectateurs avec qui partager ces moments.
Pour mes collègues du spectacle « Célébration : Broadway! », ceci est mon ode à l'amour de vous! J'ai dû faire des choix pour l'écriture de ce billet, mais sachez que vous avez tous marqué les dernières semaines par votre présence. Vous êtes des artistes magnifiques et des amis précieux. Vous me manquez déjà, je vous aime.

Laurence